Lundi 10 et vendredi 14 décembre
Visite : les sculptures du maître de Rieux au musée des Augustins
Rendez-vous sur place à 14h45
Jean Tissendier, frère mineur et évêque de Rieux, fit bâtir une chapelle à l’extrémité orientale du couvent des Cordeliers de Toulouse qu’il consacra à la Vierge en 1343. Il commanda pour l’orner les œuvres les plus précieuses dont un exceptionnel cycle de sculptures constitué aujourd’hui de dix-neuf figures grandeur nature.
La chapelle fut détruite au tout début du XIXe siècle, mais Jean-Paul Lucas parvint à sauver un grand nombre des sculptures qui la décoraient en les faisant déposer au musée des Augustins dont il fut l’un des fondateurs.
L’élégance, le raffinement ainsi que les qualités expressives du collège apostolique, des trois saints franciscains (François, Antoine de Padoue et Louis d’Anjou ou de Toulouse) et de Jean Tissandier lui-même figuré par deux fois (en donateur et sur son gisant), font de ce groupe l’un des plus prestigieux ensembles de l’art du XIVe siècle, dû à la main du fameux Maître de Rieux et de son atelier. Nous en détaillerons les sources, le programme et le style.
Merci de vous inscrire lors des permanences les mercredis et jeudis de 15 h à 18 h et de vous acquitter de la somme de 2 €.
Lundi 19 novembre
Conférence : De Mémoire et de Paix. Le pacifisme dans les monuments aux morts de 14-18 par Emmanuel Delandre
Rendez-vous à l’Hôtel Dumay à 17 heures
Près de 1,4 million de soldats français tués. Voilà l’effroyable bilan humain de la Première Guerre mondiale. Au sortir de la guerre, en érigeant des monuments recensant et honorant leurs morts, les communes de France ont voulu rendre hommage à ce terrible sacrifice.
Sur ces milliers de stèles et monuments, quelques dizaines sont d’inspiration pacifiste, et une petite quarantaine seulement dénonce sans ambiguïté la guerre et ses responsables. À l’heure de pleurer leurs « morts », quelques rares communes firent le choix – difficile, courageux et encore méconnu aujourd’hui – de condamner l’absurdité de la guerre, et de célébrer la paix.
À travers un tour de France photographique effectué sur trois ans, Emmanuel Delandre rend hommage à cette « présence pacifiste ». Avec pour ambition d’en révéler la force évocatrice et la charge émotionnelle. Pari réussi. Sensibles et fortes, ses images nous incitent à poser un regard différent sur les monuments aux morts qui, ainsi mis en lumière, n’en militent que mieux pour la paix. En évoquant la Grande Guerre sans glorifier la mort, en rappelant son dramatique bilan humain sous l’angle pudique du silence et du recueillement, le travail photographique d’Emmanuel Delandre – plus sensible que didactique – contribue à célébrer la paix.
De Mémoire et de Paix nous rappelle, à l’instar de Jean Jaurès, combien « l’affirmation de la paix est le plus haut des combats ». Est-il utile de dire la nécessité et la permanence de ce message ?
Lundi 22 octobre
Conférence : La Grave, l’hôpital témoin de l’histoire toulousaine par le Pr Jacques Frexinos
Rendez-vous à 17 heures à l’hôtel Dumay
C’est un des plus anciens hôpitaux de Toulouse, cité pour la première fois en 1197 sur une charte de Raimon VI. Son histoire s’inscrit dans les misères de la ville, avec l’arrivée de la peste dès 1348, La Grave devient officiellement l’hôpital San Sébastien des pestiférés en 1508. Puis est transformée en Hôpital Général, lieu du Grand renfermement à partir de 1647. Sous l’égide de la Compagnie du Saint-Sacrement et de l’Aumône Générale, l’hôpital devient un refuge et un lieu de rééducation religieuse pour les pauvres, les orphelins et les vieillards démunis. C’est aussi une prison avec cachots pour les mendiants, les vagabonds, les fous et les prostituées. Après la Révolution la médicalisation commence avec la naissance de la psychiatrie et la création d’un « asile des fous » sous l’impulsion des idées de Pinel et Esquirol. La maternité est transférée de l’Hôtel-Dieu en 1889, suivie par la Clinique obstétricale et gynécologique, en 1891 et la Clinique des maladies nerveuses. La première moitié du XXe siècle voit l’individualisation ou le développement de spécialités : chirurgie infantile 1920, urologie 1922, ORL et Centre régional anticancéreux en 1924, dermatologie 1939 et ophtalmologie 1947.
Cette narration historique sera précédée par une reconstitution de l’évolution architecturale et suivi de quelques commentaires sur l’avenir de l’édifice. Visiter aujourd’hui La Grave c’est retrouver, dans une architecture du XIXe siècle, tous les grands moments de l'histoire de Toulouse et de son passé médical !
Mardi 16 et jeudi 18 octobre
Visite : des arbres remarquables du jardin des plantes par Janine Cransac
Rendez-vous à 15 heures à la maison de l'environnement, 14 rue de Tivoli. Métro ligne B arrêt François-Verdier, ou bus 44, arrêt Grand-Rond
Présentation du livre, de l'exposition et de l'association "Arbres et Paysages d'Autan", ensuite visite découverte de quelques arbres remarquables du Jardin des Plantes.
Passionnée depuis toujours par les arbres, Janine Cransac est à l’origine de l’association "Arbres et Paysages d’Autan" créée en 1995. Directrice de l’association pendant 15 ans, elle est depuis 2011 responsable de la commission « arbres remarquables ». La passion et l'amour des arbres de Janine Cransac vous transportera dans un monde merveilleux où les arbres et les hommes ont une place privilégiée et respectée. Elle vous parlera de l'importance et des pouvoirs fabuleux des arbres, des dernières découvertes scientifiques et répondra à vos questions dans la mesure de ses connaissances.
Merci de vous inscrire à la permanence de l'association les mercredis et jeudis de 15 h à 18 h et de vous acquitter de la somme de 4 €.
dimanche 30 septembre
Visite de la rue Pharaon par Gérard Villeval
Rendez-vous à 10 heures à la station de métro Carmes côté marché
Gérard Villeval nous fera redécouvrir la rue Pharaon, longue de 236 mètres, suivant l’axe nord du cardo maximus de la Toulouse romaine qui permettait de desservir le forum (place Esquirol) depuis la Porte narbonnaise (place du Salin). Pas de pyramide dans cette rue, mais deux chapelles, un couvent, des hôtels particuliers, une maison à corondage…
Derrière ce toponyme se cache en fait la figure de Raimond d’Alfaro, aristocrate toulousain proche des comtes de Toulouse, qui s’est illustré pendant la croisade des Albigeois. Le nom évolua au XIVe siècle en En Faro, ou En Faron avant d’adopter Pharaon, après avoir été la rue de la Liberté de façon éphémère en 1794.
mardi 26 juin
Visite de l’exposition « Les sciences et l’école de la IIIe République : un patrimoine »
Rendez-vous à Canopé, académie de Toulouse à 15 heures, 68 bd de Strasbourg – métro ligna arrêt Jeanne d’Arc
L’école de la IIIe République nous a laissé un riche patrimoine scientifique comme autant de traces d’une époque où l’enseignement se vivait en leçon de choses. La Direction territoriale Occitanie de Réseau Canopé vous invite à un voyage dans le temps le long des galeries de l’Hôtel Bardou, joyau architectural Art Nouveau. Regroupant les collections du Munaé (Musée National de l’Éducation), de plusieurs Ateliers Canopé et ESPÉ de la région Occitanie, ainsi que du Muséum de Toulouse, l’exposition s’articule autour de cinq axes : la salle de classe, l'enseignement des mesures, l'électricité en physique, la leçon de choses et, pour finir, la reconstitution d'un laboratoire de physique.
Merci de vous inscrire lors des permanences de l’association les mercredis et jeudis de 15h à 18h ou au 05 62 27 11 50.
Lundi 14 mai
Conférence sur Pierre de Fermat par Yves Le Pestipon
Rendez-vous à 17 heures à l’hôtel Dumay
On parle beaucoup de Pierre de Fermat, ou de Pierre Fermat. Son plus fameux théorème vient d'être démontré après plusieurs siècles de recherches mathématiques. La plupart des résultats qu'il a proposés nourrissent encore la pensée des mathématiciens. Les historiens travaillent à mettre en lumière son énigmatique figure. Un livre récent, largement toulousain, vient de rendre cet effort manifeste. Un colloque, à l'hôtel d'Assézat, va très prochainement inviter à de nouveaux regards sur Pierre de Fermat". L'occasion est bonne pour en parler, à deux pas du lycée qui porte heureusement son nom, parmi les Toulousains de Toulouse.
jeudi 24 mai
Visite de Muret
Rendez-vous à 13h15 à la gare routière, 68 bd Pierre-Sémard, métro ligne A, station Marengo-SNCF
L'après-midi débutera par la visite du musée Clément Ader. Le musée municipal de Muret regroupe des collections permanentes évoquant l'histoire de la ville (Bataille de Muret, archéologie,...) ou des hommes illustres qui y sont nés (Nicolas Dalayrac, Le Maréchal Niel, Clément Ader, Vincent Auriol...). Elle se poursuivra par la visite de l'église Saint-Jacques le Majeur dont le chœur néoclassique lui valut d'être classée au titre des monuments historiques. Cet imposant édifice construit au XIIe siècle regroupe une intéressante collection de peintures toulousaines (Despax, Gamelin, Roques ...). Elle se terminera par la visite du parc Clément Ader, jardin art déco dédié à l'aviation mondiale, conçu par Léon Jaussely et qui regroupe une série de sculptures couronnées par le Rêve d'Icare de Paul Landowski.
Détail pratique : inscription par voie postale accompagnée d'un chèque de 16 € (prix comprenant l'autocar et les visites), ou s'inscrire lors des permanences les mercredis et jeudis de 15 h à 18 h jusqu'au 18 mai. En cas d’empêchement de dernière minute, nous vous remercions de prévenir aussitôt les organisateurs au 06 83 61 74 94.
Lundi 16 avril
Conférence : Montaudran, qu’es aco ? Par Jérôme Kerambloch
Rendez-vous à 17 heures à l’hôtel Dumay
Montaudran est bien sûr un quartier bien connu des faubourgs de Toulouse, à l’est de la ville, entre Garonne et Hers, traversé par le canal du Midi. Mais Montaudran c’est aussi une église. Montaudran c’est un chemin ; c’est même deux chemins. C’est un pont ; c’est deux ponts ; c’est même trois ponts. C’est une gare. C’est un aérodrome, aujourd’hui largement englouti par l’urbanisation mais où se sont écrites quelques-unes des pages épiques de l’aéronautique à Toulouse.
Promenade historique dans ce quartier à travers les monuments et les équipements qui se sont un jour appelés « de Montaudran ».
Jeudi 12 avril
Visite du bas-relief des Ponts-Jumeaux de François Lucas par Rémy Pech, professeur émérite à l’Université Toulouse Jean-Jaurès
Rendez-vous sur-place à 15 heures
Commandé en 1771 au célèbre sculpteur François Lucas, professeur à l’Académie royales des Beaux-Arts par les États du Languedoc afin de célébrer la construction du canal de Brienne, ce monument imposant (15 x 4 m) a été réalisé en cinq ans. Lucas a pris soin d’aller à Carrare afin de choisir le marbre et dégrossir les blocs, ramenés ensuite à Toulouse. Cette œuvre figure la province, qui ordonne la mise en contact de la garonne et du Canal du Midi. Mais elle permet d’évoquer aussi les principales productions agricoles et industrielles de la région, la navigation fluviales, et la ville de Toulouse, traitée à l’arrière-plan.
Emblématique d’une grande région aujourd’hui reconstituée sous le nom d’Occitanie, ce grand monument, célébré salle des Illustres par un tableau de Debat-Ponsan (vers 1900), épargné lors de la construction des échangeurs autoroutiers des années 1970, fait la joie des promeneurs et des visiteurs de Toulouse. Il mérite d’être redécouvert.