L'édito du mois

Galerie de portraits

C’est ce que nous présente, de façon quasi exclusive, L’Auta de ce mois. Si les portraits que vous y découvrirez sont très différents, les personnages décrits ont en commun d’avoir croisé, à un moment de leur vie, l’histoire de notre Midi toulousain, dans ses représentations politiques, artistiques ou sociales.
C’est dans le cadre politique que nous sont proposés deux articles. Le premier présente Aliénor d’Aquitaine décrite comme une femme indépendante, maîtresse de son destin dans un Moyen Âge qui ne laisse guère de place à de tels comportements…
Il relate également son ambition et son appétit de pouvoir qui, servis par une intelligence vive, vont la pousser à nourrir des prétentions sur le comté de Toulouse. Cette tentative se soldera fort heureusement par un échec. Il fallait assurément évoquer ce moment de l’histoire où nous avons failli devenir aquitains !
Le deuxième nous décrit une histoire beaucoup plus proche de nous au travers du portrait de Louis Plana(1), l’un des acteurs de la résistance à Toulouse. L’évocation de son parcours de vie et de son engagement dans la résistance qui lui coûtera la vie nous est proposée par sa propre fille, ce qui ajoute une valeur toute particulière à ce récit qui nous rappelle la période sombre de la deuxième guerre mondiale. Lié à l’histoire politique mais débordant sur un parcours artistique, le portrait de Gironella nous entraîne successivement dans l’histoire de l’exil des républicains espagnols et nous fait entrer dans le parcours créatif de cet artiste qui choisira comme support de ses œuvres le liège dont le travail de façonnage a été son premier métier à Agullana, son village d’origine du haut-Ampurdan dont il conservera pendant tout sa vie une nostalgie qu’il traduira dans des poèmes et des œuvres littéraires.
En apparence plus futile le dernier portrait ne porte de son personnage que le nom, celui d’une adolescente disparue très tôt. Un vêtement qu’elle a porté est un prétexte pour rappeler les goûts vestimentaires de ce milieu du XIXe siècle à Toulouse et pour évoquer l’industrie toulousaine liée au tissu, notamment les teinturiers. Il témoigne également, au travers de la famille de la jeune fille, de l’histoire d’une famille toulousaine, de son ascension sociale et des vicissitudes dues à l’arrivée du train.
Bonne lecture


Aline Tomasin