L'édito du mois

Toulouse sainte et savante

La Toulouse sainte est une réalité. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’importance du patrimoine religieux de la ville parvenu jusqu’à nous. Eglises, ensembles conventuels, anciens collèges… se distinguent par leur nombre, leurs usages et par la variété des styles représentés tant au niveau des formes architecturales que des décors. Mais, au-delà, ces édifices sont les grands témoins des pratiques religieuses.de l’occident latin qui perdureront avec des bonheurs différents jusqu’à la révolution. Celle-ci opérera, bien sûr, une profonde mutation, mais elle n’entraînera pas pour autant la fin des croyances religieuses et des rites qui lui sont attachés.
C’est ce que nous montre l’un des articles de cet Auta qui nous nous rappelle que les processions sont, au XIXème siècle, très suivies dans notre ville. Survivance ou renaissance d’un rite religieux, ou témoignage d’une piété populaire qui se manifeste aujourd’hui autour d’évènements plus profanes ?
La Toulouse savante, dans l’acception scientifique du terme, est marquée par la fondation de l’Université(1229), fruit de la volonté conjointe de l’Eglise, soucieuse d’éradiquer l’hérésie cathare et du roi de France, désireux d’étendre son influence sur notre midi. La qualité des enseignements, activée par la mobilité des enseignants dans un réseau universitaire européen avant la lettre, fera le succès de l’Université et posera (déjà) des problèmes d’accueil des étudiants. Les vestiges des nombreux collèges sont là pour nous le rappeler. Voilà pour la partie institutionnelle.
Un siècle après la création de l’Université, sept troubadours fondent (1323) à Toulouse le « Consistoire du Gai Savoir » dont l’objectif est de maintenir les grandes traditions du lyrisme courtois mises à mal par la croisade des Albigeois. On retiendra que, contrairement à l’Université, cette création, qui sera érigée au rang d’académie en 1694, s’est faite  « proprio motu » dans le souci, bien légitime, de faire connaître et de promouvoir la richesse de la culture occitane.
De façon inattendue, nous retrouvons dans l’article sur la bibliothèque du patrimoine que vous découvrirez ci-après cette même volonté, cette fois exprimée par les élus locaux de magnifier la littérature, tout en mettant à l’honneur des artistes, tous issus de la formation de notre école des beaux-arts.
Bonne lecture !


Aline Tomasin

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L'AUTA novembre 2019

PROCHAINES VISITE ET CONFÉRENCE

  • Jeudi 14 novembre : Visite du musée de Rabastens et de Notre-Dame du Bourg
  • Lundi 18 octobre : Jean Baptiste, Charles Paya (1807-1865), éditeur et journaliste à Toulouse et Paris, éveilleur de conscience, par Isabelle Privat

SOMMAIRE

  • Toulouse sainte et savante - A. Tomasin
  • La Littérature aux portes de la Bibliothèque municipale - Y. Le Pestipon
  • Les premières restaurations de la fondation du Patrimoine - J.-P. Suzzoni
  • DToulouse au XIXe siècle. Pas si petit ce village ! - L. Remplon
  • La découverte de la ville - Pierre Gamarra
  • Souvenirs de Jeanne Azaïs sur son « vieux Toulouse au temps des processions » (vers 1860-1880) - J.-L. Laffont
  • Sur le toit du monde, le Triomphe de la Révolution 1882-1886 -Ph. Laporte
  • Toulouse…Hier…Le repos dominical ? On en parle encore ! - L. Remplon
  • Notes de lecture : Souvenirs sur Toulouse-Lautrec, François Gauzi
  • In memoriam : Hubert Couget
  • Présentation de livres : Toulouse Art Nouveau et George Gaudion