L'édito du mois

 

Plaidoyer pour La Grave

Décidément, il est des sites injustement meurtris.

Apres la construction du nouveau pont St Pierre qui défraya jadis la chronique pour son Indigente architecture, voici surgir en toile de fond du panorama le plus prestigieux des bords de Garonne - LA GRAVE et son emblématique dôme - une importante opération de promotion immobilière que nous ne connaissons pour l’instant qu’au travers des documents de promotion commerciale de l’immeuble appelé « la cour du dôme » qui doit être érigé sur le site de l’ancien centre Claudius Regaud

Le plan masse du projet, également communiqué dans la brochure de commercialisation, montre que nous serions en présence d’un aménagement plus important. Mais nous n’en connaissons pas la consistance.
Le projet de la cour du dôme serait-il, pour lors, un « coup parti » sur un site qui pourrait très bien, ensuite, être laissé en déshérence ?
Isolé, le projet installerait dans ces conditions un « rapport de force » douloureux avec les bâtiments existants. Nous serions devant un télescopage sans précédent d’un site historique des plus précieux largement offert au regard de chacun.

Dans l’état actuel de la réflexion embryonnaire sur le site de La Grave, le projet de la « Cour du Dôme » nous parait donc inapproprié. Non pas pour son changement de destination, mais pour l’impossibilité de l’étalonner à ‘échelle d’un aménagement d’ensemble du site qui est à ce jour au stade du projet.

Si la réalisation de la Cour du dôme devait être autorisée avant que la réflexion sur l’ensemble du site n’ait abouti, que penser d’une stratégie urbaine tout à fait paradoxale qui consisterait, dans le même temps à réaliser la mise en valeur du site de La Grave par la restauration de la chapelle, la réalisation réussie d’un cheminement entre le jardin Raymond VI et la prairie des filtres et à supprimer immédiatement les perspectives paysagères ouvertes par cet aménagement au profit d’un immeuble hors d’échelle ?

Que penser de la logique d’un projet qui va impacter irrémédiablement le site historique de La Grave au regard de la démarche d’inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO qui exige au quotidien une rigueur absolue dans la conduite des projets urbains et architecturaux au travers d’une démarche vertueuse qui ne souffre d’aucun faux pas…L’enjeu est de taille !

Le projet actuellement envisagé à La Grave n’est pas sans rappeler le projet de construction qui, dans ce même quartier avait été mené dans les années 1990 au pourtour immédiat des abattoirs. Permis de construire accordé, commercialisation engagée. Projet retiré à la demande du maire qui, à la place, a opté pour la création du jardin Raymond VI. Alors… ?

Aline Tomasin

 

 

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L'AUTA janvier 2019

PROCHAINES VISITE ET CONFÉRENCE

  • Jeudi 24 janvier : Visite ducouvent de Notre-Dame de la Compassion
  • Lundi 14 janvier : Conférence : « Les peintures du croisillon septentrional de Saint-Sernin de Toulouse : nouvelles données »
  • mardi 15 janvier : Présentation du livre de G. Furnemont : Jean Montariol

SOMMAIRE

  • Plaidoyer pour La Grave - A. Tomasin
  • Les Sirven - L. Remplon
  • 1672-1673 : Deux années cruciales pour Riquet - G. Crevon
  • Rozès de Brousse (1876-1960) Président des Toulousains de Toulouse
    pendant près de cinquante ans - L. Rozès
  • Le sculpteur Jacques Lipchitz à Toulouse - Ph. Laporte
  • Le Philharmonique de Berlin à Toulouse - P. Nouilhan
  • Bruits et cris de Toulouse - Extrait de Mémoires d’une famille - G. Mailhos
  • Jean-Henri Fabre : un éphémère Toulousain - J.-P. Suzzoni
  • Le département de la Haute-Garonne de 1790 à 1808 - J.-P. Suzzoni
  • Vesés-pas ? Es uno Galéjado ! …
  • Un bel instrument entré dans nos collections : le piano de Louis Deffès - A. de Pérignon et J. Kerambloch
  • Note de lecture
  • acquisitions du musée en 2017