L'édito du mois

De la richesse des archives privées


Elles éclairent tous les domaines de l'activité humaine. Elles sont le complément irremplaçable des fonds d'archives publics. Leur sort est pourtant incertain car leur versement dans les grands services d’archives ne peut se faire que sur la base du volontariat.
Dans le meilleur des cas, les archives privées demeurent aux mains des descendants. Mais leur conservation dans la sphère privée est soumise à de nombreux aléas, notamment ceux de l’abandon de la maison familiale. Leur sort est, au mieux, de finir dans une malle que l’on emportera et dont, avec le temps, on oubliera le contenu ; au pire, tout cela finira dans une décharge au titre « d’encombrants », en ayant, parfois sauvegardé les documents conservés pour la justification de l’identité, des droits de propriété et, éventuellement, de la bonne gestion des affaires.
Maigre consolation comparée au potentiel inestimable que représentent les archives privées pour l'histoire politique et institutionnelle, l'histoire militaire, l'histoire économique et sociale, l'histoire littéraire et intellectuelle d’un territoire ou d’un pays. Car, au-delà du lien concret avec une famille ou un individu, elles peuvent donner lieu à des études plus transversales dont on peut citer quelques exemples.
Les cahiers de notes d'élèves ne témoignent pas seulement du niveau de réussite. Ils permettent, au-delà, de nourrir l'histoire de l'enseignement. Les registres de factures de la vie quotidienne permettent d’étudier l’évolution des goûts, de décrire les habitudes de vie, de repérer l’activité artisanale ou commerciale d’une place et de mesurer son évolution.
Les correspondances familiales ou amicales, les carnets personnels, les notes ou correspondances liées à la fonction mais restées quelquefois dans le domaine privé permettent d’enrichir l’analyse historique.
Autant de bons motifs pour sauvegarder les archives privées. Leur consultation apporte un éclairage décisif qui permet, par exemple, d’écrire avec sensibilité les biographies que nous publions régulièrement dans L’Auta. C’est pour cette raison que nos contributeurs les recherchent avec avidité dans les services d’archives départementaux ou municipaux ou… dans nos propres archives régulièrement enrichies grâce aux dons des familles qui nous les confient. Nous leur adressons nos plus sincères remerciements. Elles nous permettent d’offrir aux chercheurs et aux historiens l’opportunité de pénétrer dans l’intimité de la vie du Midi toulousain.

Aline Tomasin

 

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L'AUTA mars 2020

PROCHAINES VISITE ET CONFÉRENCE

  • Mardi 10 mars : Visite de la maison Seilhan
  • Lundi 2 mars : Conférence : les Wisigoths à Toulouse

SOMMAIRE

  • De la richesse des archives privées - A. Tomasin
  • Toulouse à la conquête du grand ramier - M. de Rivoyre
  • Marguerite Dilhan : une femme dans le pretoire à la Belle Époque - A. Sireyjol
  • Tant d'Histoire, rue Bebel ! - Y. Le Pestipon
  • Un maire artiste : Camille Ournac (1845-1925) - A. de Pérignon
  • Falguière in the USA : Again ! - Ph. Laporte
  • Novembre 1942, la zone libre est envahie - L. Remplon
  • Le département de la Haute-Garonne (suite) - J.-P. Suzzoni et A. Hérisson
  • Dans notre musée - Assiette de Giroussens - J. Kerambloch