L'édito du mois

 

 

 Magie du livre, livre de magie.

Les feuilles tombent en automne. Mais les bonnes feuilles des livres ne meurent pas
Pourquoi vouloir vanter les qualités du livre quand les smartphones, tablettes, ordinateurs, liseuses, nous offrent les moyens de lire sans support papier ? Parce que, contrairement aux idées reçues, tous ces outils n’ont pas tué le livre. En effet, si la lecture de livres numériques concerne aujourd’hui plus du tiers des lecteurs de 15-25 ans, le format papier reste leur principal support de lecture. Près de la moitié des jeunes adultes lit même encore exclusivement au format papier( ).
Ce qui distingue le livre du monde virtuel est sa qualité d’objet que l’on peut prendre, ouvrir, feuilleter. On pourrait, d’ailleurs, s’en tenir à cette seule valeur d’objet. La qualité de la reliure, de la composition des textes et des illustrations qui les accompagnent, la rareté de l’édition, peuvent conférer au livre le statut d’objet de collection voire d’objet d’art. Il devient alors un sujet de contemplation.
C’est entendu, le livre est un objet. Mais c’est un drôle d’objet car il se transforme. Dès qu’on l’ouvre, il devient autre chose. Au fur à mesure de la lecture, nous découvrons un monde que nous ne soupçonnions pas et qui nous surprend comme pourrait le faire un magicien. Le livre est magique.
Mais parfois, c’est le magicien qui écrit le livre. Un Toulousain a été précurseur en la matière ! En 1584, Jean Prévost, magicien lui-même, publiait le premier livre de magie imprimé. Cet ouvrage s’inscrit sans nul doute dans l’univers intellectuel de la renaissance où l’on s’attache à apprendre, faire comprendre et transmettre des savoirs. L’imprimerie sera l’outil idéal qui permettra de concrétiser cette démarche et de la diffuser auprès du public. Cela aura sans doute été le cas pour le livre de Jean Prévost (appelé « le Prévost » par le monde des magiciens).
Nous ne savons pas s’il faut attribuer à l’ouvrage de Jean Prévost le goût des Toulousains pour la magie. Mais il est indéniable qu’elle reste bien vivace aujourd’hui, notamment grâce aux associations qui transmettent la tradition de cet art et la mémoire de nos magiciens dont le commandant Cazeneuve( ), magicien d’exception, diplomate à ses heures comme Robert-Houdin dont le musée Paul Dupuy conserve dans ses collections d’automates " La leçon de chant " et "La pendule mystérieuse" !

Celle du temps n’a pas de prise sur les bonnes feuilles des livres

Aline Tomasin

 

 

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L'AUTA novembre 2018

PROCHAINES VISITE ET CONFÉRENCE

  • jeudi 15 novembre :  Visite de l'Académie des Jeux floraux
  • Lundi 19 novembre : conférence : les monuments aux morts pacifistes

SOMMAIRE

  • Magie du Livre, livre de magie - A. Tomasin
  • Le livre mythique des magiciens ou La Première Partie des Subtiles et Plaisantes Inventions - G. Naudet
  • Note sur un dessin de Valentin de Caumels représentant l’hôtel d’Assézat - J.-P. Daraux
  • Souvenir de Carlos Pradal - P. Nouilhan
  • Jérôme de La Roche, régent de la faculté de médecine de Toulouse (ca 1512 - ca 1583) - G. Bessis
  • Vade rétro… Alexandre ! - Ph. Laporte
  • Les deux Vies de Saturnin - J. Rives
  • C’était la Fac de Droit - L. Remplon
  • Toulouse... Aujourd'hui... La place Mage - J.-P. Suzzoni
  • Adieu Georges Soubeille - L. Remplon
  • Le 89e Salon des Artistes Méridionaux